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Plateforme Onésime
Plateforme Onésime, © Caravane des Dix Mots

Découvrez Onésime : des ressources numériques partagées sur la Francophonie

Proposé par Dis-moi dix mots le 30/06/2017

Une plateforme d’activités et de ressources pour sensibiliser à la francophonie fait son apparition sur la Toile. Enseignants et éducateurs, venez vite la découvrir !

Depuis bientôt quinze ans, l'association de la Caravane des dix mots sillonne les cinq continents pour partager sa passion de la langue française en montant des projets culturels en lien avec « Dis-moi dix mots ».

Forte de son succès international, la Caravane a lancé le 29 mai un espace numérique de partage qui promeut la francophonie dans sa richesse et sa pluralité : caravane-onesime.com.

La plateforme tient son nom d’Onésime Reclus (1837-1916), géographe et voyageur à qui l’on doit le mot « francophonie ».

Mais depuis son invention au XIXème siècle, la francophonie a bien changé ! En 2017, la Caravane des dix mots s’inscrit dans une démarche active et militante, celle d’une sensibilisation à « la diversité culturelle et linguistique que chaque être humain porte en lui ».

Onésime est l’illustration même de cet esprit de respect et de partage des cultures. Destiné aux professionnels de l’éducation, le site s’adresse également à tous les curieux, francophones et futurs francophones. L’ensemble des contenus est accessible gratuitement.

  • Des activités

La plateforme propose une large gamme d’activités autour de quatre thématiques :

Langue française, langue vivante
Francophonie et plurilinguisme
Langues et langages
Espaces et cultures francophones

Espace d’échanges, Onésime vous donne également la possibilité de partager votre idée d’activité avec les autres internautes.

  • Des ressources

Dans la médiathèque d’Onésime, retrouvez des articles, vidéos, sites Internet et bien d’autres ressources sur la francophonie.

Pour vous accompagner et répondre à vos besoins spécifiques, Onésime propose par ailleurs des formations.

  • Des actualités

Suivez les derniers voyages d’Onésime, découvrez des témoignages et partagez votre propre expérience de la francophonie !

Découvrez Onésime : des ressources numériques partagées sur la Francophonie
Dépliant Dis-moi dix mots 2017-18
Dépliant Dis-moi dix mots 2017-18, © Ministère de la Culture / conception graphique : duofluo

Dépliant 2017-2018

Proposé par Dis-moi dix mots le 12/06/2017

Le dépliant est un outil de communication à destination des partenaires et des publics qui présente les dates clefs et les informations essentielles sur "Dis-moi dix mots", l'opération de sensibilisation à la langue française du ministère de la Culture.

 

Ce dépliant synthétise les informations suivantes :

  • Présentation de l'opération, la thématique et les dix nouveaux mots ;
     
  • Outils et ressources disponibles pour créer autour de la langue française ;
     
  • Concours pédagogique des dix mots pour les élèves de l'élémentaire et du secondaire;
     
  • Semaine de la langue française et de la Francophonie du 17 au 25 mars 2018 ;
     
  • Label Villes et village Partenaires ;
     
  • Contacts au niveau national et localement au sein des régions.

 

La nouvelle édition "Dis-moi dix mots sur tous les tons" met à l'honneur l'oralité. Chacun est invité à s'interroger sur les multiples usages de la parole : celle-ci se libère, à voix basse ou à voix haute, avec ou sans accent. Elle se déclame dans les discours, s’échange au cours de débats, se met en scène au théâtre et laisse toute sa place à l’improvisation autour des dix mots choisis :
accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix, volubile.

 

Vous pouvez visionner ci-dessous le dépliant ou le télécharger ici en HD au format impression (doubles pages).

 

Dépliant DMDM2017-18 bd.pdf, par Ministère de la Culture / Graphisme duofluo

 

Dépliant 2017-2018
DMDM 2017-18 500x330px
DMDM 2017-18 500x330px, © Ministère de la Culture / conception graphique : duofluo

Thématique & dix mots 2017-2018

Proposé par Dis-moi dix mots le 02/06/2017

Cette nouvelle édition invite chacun à s'interroger sur les multiples usages de la parole : "Dis-moi dix mots sur tous les tons".
 

Parler, c'est mobiliser la voix, le ton, l’accent : autant de ressources qui créent un espace de liberté où l’improvisation a toute sa place

Parler, c’est mettre son corps en jeu… et en scène ! S’exprimer en public constitue pour chacun un défi qui favorise non seulement la maîtrise de la langue, mais aussi l’estime de soi.

Parler, c’est partager. Dans une démocratie, il s’agit d’argumenter pour convaincre, en un débat respectueux des positions des autres où la parole va de pair avec l’écoute.

Parler, c’est transmettre, par la voie de la littérature orale : mythes, légendes, contes… On a tous une histoire à raconter !

Parler, c’est parfois même parler pour ne rien dire, de tout et de rien, de choses et d’autres…

Parler, c’est surtout un plaisir : le plaisir de la réplique que l’on savoure au moment de la prononcer, du bon mot que l’on a sur le bout de la langue.

 

Source des définitions : Le Petit Robert 2017

Accent

[aksɑ̃] nom masculin

étym. 1265 ◊ latin accentus

 I.

3   (1549) Signe graphique qui note un accent (langues anciennes ; espagnol, langues slaves, etc.).

▫ Signe qui, placé sur une voyelle, la définit (en français). E accent aigu [aksɑ̃tegy] (é : fermé) ; grave (è : ouvert), circonflexe (ê : ouvert ; plus long à l'origine).

▫ Signe diacritique analogue (à ; où).

▫ Caractère typographique correspondant à un accent graphique.

 II.

1   (1559) Ensemble des inflexions de la voix (timbre, intensité) permettant d'exprimer un sentiment, une émotion. ➙ inflexion, intonation. « L'accent est l'âme du discours » (Rousseau).

III.

 (1680) Ensemble des caractères phonétiques distinctifs d'une communauté linguistique considérés comme un écart par rapport à la norme (dans une langue donnée). L'accent lorrain, du Midi, normand. Avoir l'accent italien, anglais (en français) ; l'accent français (en espagnol). « C'est ce qu'elle me dit en français, avec son accent de rocaille et de chant, cet accent italien des films qu'on aimait » (V. Olmi).

▫ Absolument Prononciation qui diffère de la norme et qui est rattachée à un fait géographique. Avoir un léger accent. Perdre son accent. Spécialement L'accent du sud de la France (pour les locuteurs du Nord). Parler avec l'accent ([avelasɑ̃]).

 

Bagou

[bagu] nom masculin

étym. fin xviiie ; bagos xvie ◊ de bagouler « parler inconsidérément » (1447) ; de 2. goule

■  Loquacité tendant à convaincre, à faire illusion ou à duper. ➙ faconde, loquacité,

fam. tchatche, volubilité. Avoir du bagou, un bon bagou (➙ baratineur).

▫ On écrit aussi bagout. « Elle ne le cédait à aucune marchande du carreau pour le bagout » (Nerval).

 

Griot, Griotte

[gʀijo, gʀijɔt] nom

étym. vers 1680 ; guiriot 1637 ◊ peut-être portugais criado, de criar « nourrir, éduquer »

■  En Afrique, Membre de la caste de poètes musiciens, dépositaires de la tradition orale. « Les griots du Roi m'ont chanté la légende véridique de ma race aux sons des hautes kôras » (Senghor).

■ homonyme : Griotte.

 

Jactance

[ʒaktɑ̃s] nom féminin

étym. 1876 « parole » ◊ de jacter

■  FAM.,VIEILLI Bavardage.

 

Ohé

[ɔe] interjection

étym. 1834 ; 1215 ◊ latin ohe

■  Interjection servant à appeler. Ohé ! là-bas ! Venez ici. Ohé, les gars !

 

Placoter

[plakɔte] verbe intransitif  

étym. 1900 ◊ de placoter « patauger » et « s'amuser à des riens », métathèse de clapoter

■  (Canada) Fam. Bavarder. ➙ 2. causer, converser, papoter ; régional jaser. Elle « placote avec bonheur, elle parle de tout ce qui se passe » (M. Laberge).

◆  Cancaner. ➙ régional mémérer. « On a tellement placoté sur son compte dans la famille » (Y. Beauchemin).

▫ Nom masculin (1909) placotage.

 

Susurrer

[sysyʀe] verbe

étym. 1539 ◊ bas latin susurrare, onomatopée

1   Verbe intransitif Murmurer doucement. ➙ chuchoter. « Sa voix fade susurrait, comme un ruisseau qui coule » (Flaubert).

2   Verbe transitif « Elle susurre quelques mots que je n'entends pas » (C. Orban).

 

Truculent, ente

[tʀykylɑ̃, ɑ̃t] adjectif

étym. fin xve, repris xviiie ◊ latin truculentus « farouche, cruel »

1   Vieux. Qui a ou qui veut se donner une apparence farouche, terrible. « Des gaillards à mine truculente […] frappaient sur les tables des coups de poing à tuer des bœufs » (Gautier).

2   (1872) Mod. Haut en couleur, qui étonne et réjouit par ses excès. Un personnage truculent. ➙ pittoresque.

▫ (Choses) La prose truculente de Rabelais. ➙ savoureux.

 

Voix

[vwɑ] nom féminin

étym. fin xe ◊ du latin vox, vocis → vociférer

I     I. Phénomène acoustique

A     A.Son humain

1   Ensemble des sons produits par les vibrations des cordes vocales. Émission de la voix. ➙ articulation, phonation, voisement ; vocal. Altération, modification de la voix (enrouement, extinction de voix, mue). Perte de la voix : aphonie, mutité, mutisme. Être sans voix : être aphone ; fig. rester interdit sous l'effet de l'émotion. ➙ muet.

◆  la voix, organe de la parole. De vive voix : en parlant ; oralement. Je le remercierai de vive voix. Parler à voix basse, à mi-voix, à voix haute ; à haute et intelligible voix. Élever* la voix. Couvrir la voix de qqn, en parlant plus fort que lui. Baisser la voix. Reconnaître la voix de qqn, reconnaître qqn à sa voix. « L'inflexion des voix chères qui se sont tues » (Verlaine). Tousser pour s'éclaircir la voix. Par extension « Les énormes voix des haut-parleurs » (Camus).

▫ Cin. Voix dans le champ*, hors champ* ; voix in, off*.

▫ La voix, exprimant les sentiments, les émotions. D'une voix gaie, gouailleuse, autoritaire. ➙ 2. ton.

▫ Voix de synthèse, voix artificielle, reconstituée par des moyens informatiques.

IIII. Abstrait

1   Ce que nous ressentons en nous-mêmes, nous parlant, nous avertissant, nous inspirant. ➙ appel, avertissement, inspiration. La voix de la conscience, de la nature. La voix du sang*. La voix de la raison. ➙ avis, conseil. Les voix intérieures.

 

Volubile

[vɔlybil] adjectif

étym. 1812 ; « changeant » début xvie ◊ latin volubilis

1   Bot. Se dit d'une tige grêle qui ne peut s'élever qu'en s'enroulant autour d'un support.

▫ Plante volubile, à tige volubile. Le sens d'enroulement des plantes volubiles peut être dextre (liseron) ou sénestre (houblon).

2   (1897 ; voluble 1824) Courant. Qui parle avec abondance, rapidité. ➙ bavard*, loquace. Être volubile (cf. Avoir la langue* bien pendue). « Éloquente, grandiloquente, volubile, […] agitant autour d'elle des paroles nombreuses » (Colette). « Elle se lança dans une volubile explication » (Martin du Gard).

▫ Adverbe volubilement. « une voix de femme qui parlait volubilement » (Le Clézio).

■ contraire : Silencieux

 

 

Thématique & dix mots 2017-2018
couv_fichesfle.jpg
couv_fichesfle.jpg, © © Réseau Canopé – Institut français © 2016

Fiches " Français Langue Étrangère "

Proposé par Dis-moi dix mots le 17/01/2017

Les fiches " Français Langue Étrangère ", éditées par le Réseau Canopé, sont destinées aux apprenants non-francophones.

Vous pouvez télécharger ici les corrigés.

 

Dis-moi dix mots 2016 - 2017 - Fiches FLE, par © Réseau CanopéInstitut français, 2016

 

Fiches " Français Langue Étrangère "
Vidéos 10 mots mosaïque 500x330px
Vidéos 10 mots mosaïque 500x330px, © Réseau Canopé - 2016

Découvrez les chroniques vidéos d'Yvan Amar sur les dix mots !

Proposé par Dis-moi dix mots le 05/10/2016

AVATAR

Script

L’avatar fait partie du jargon informatique : un très vieux mot qui a été tout d’un coup rajeuni. On parle d’avatars quand on se plonge dans les jeux en ligne, ou lorsqu’on discute sur la Toile. C’est un personnage inventé qui vous représente. Une identité qui n’est pas forcément fausse, mais qui est virtuelle, qui va vous permettre de jouer, de discuter, d’exister dans ce monde de la virtualité.

Cet usage récent est emprunté à l’anglais, mais le mot est ancien. Il nous vient du sanskrit, la langue des grands textes religieux de l’hindouisme. Et le premier sens d’avatar est « descente ». Il s’agit des apparitions sur terre de l’une des divinités principales de cette religion, Vishnou, qui prend des formes différentes de poisson, de tortue, de sanglier, de prince… Il s’agit en effet d’un changement de forme. On peut donc traduire en français le mot « avatar » par incarnation, métamorphose.

On l’utilise au figuré pour parler de cette transformation. Par exemple, la société Dupont fait faillite. Son président fonde la société Durand, qui a à peu près les mêmes activités. On peut dire que la société Durand est un avatar de la société Dupont.

Seulement, le mot ressemble à « aventure ». Et aussi un peu à « avanie », vieux terme qui signifie « vexation », « humiliation ». C’est probablement en raison de ces ressemblances qu’« avatar » a souvent été employé dans un sens particulier : une mésaventure plutôt désagréable. « On m’a volé mes papiers », « j’ai crevé deux fois avant d’arriver… que d’avatars » !

Cet emploi, considéré comme fautif, comme un contresens, est un mauvais usage d’un mot détourné de sa première signification. Mais il est fréquent. Et étonnamment, l’emprunt à l’anglais, qui est tout récent dans le vocabulaire informatique, nous redonne un usage plus proche du sens premier du mot, et cela éclipse plus ou moins cet usage très critiqué.

Dis-moi dix mots - Avatar, par Réseau Canopé - 2016

 

CANULAR

Script

Drôle de mot que ce canular, qui apparaît dans un éclat de rire au début du XXe siècle, inventé de toutes pièces par des étudiants de l’École normale supérieure qui aimaient faire des farces. « Canuler », dans le français familier de l’époque, signifie « ennuyer ». On bricole donc un faux mot latin, canularium, pour épater ceux qui n’ont pas fait d’études. On prend donc un air savant, on fait entrer les naïfs dans ce canularium, et on leur raconte n’importe quoi !

Abrégé en « canular », le mot est donc né d’un enfantillage et, aujourd’hui encore, il désigne des histoires inventées, abracadabrantes : les martiens ont débarqué dans le Berry, vous avez gagné cent millions d’euros, etc. Plus c’est gros, plus on peut rire de la naïveté de ceux qui y croient.

Le canular informatique n’est pas toujours aussi bon enfant. Les rumeurs qui se propagent en chaîne sur la Toile ont souvent la même invraisemblance et reposent sur le même désir d’être sidéré par l’énormité de ce qu’on fait circuler. Mais les victimes de ces inventions participent à leur succès : plus on est stupéfait, plus on a tendance à colporter l’anecdote, à la partager, à l’amplifier parfois.

On voit la différence avec le canular d’origine, inventé par des plaisantins qui savaient bien qu’il s’agissait d’une farce. Alors que le canular qui fleurit sur la Toile peut davantage échapper à ses inventeurs, vivre sa propre vie, s’enfler et se transformer au fur et à mesure de sa dissémination.

On peut se demander si le terme « canular » est l’équivalent exact du hoax anglais. Presque… mais avec quand même un clin d’œil en plus : le souvenir d’une bonne partie de rigolade !

Dis-moi dix mots - Canular, par Réseau Canopé - 2016

 

ÉMOTICÔNE

Script

La langue écrite évolue certainement moins vite que la langue parlée, mais elle évolue quand même. Pendant longtemps, on a pensé que l’écrit était réservé à un niveau de langue très correct. Il s’ouvre aujourd’hui à des usages beaucoup moins stricts. On écrit de plus en plus souvent de façon familière, surtout si l’on est pressé, si l’on utilise les nouvelles technologies, les SMS, les courriels. Non seulement on abrège, on utilise des sigles, mais on invente aussi des images expressives : c’est ce que l’on appelle les émoticônes, qu’on appelle parfois smileys, quand on accepte l’anglicisme. Le mot est un peu long, il fait un peu savant, mais il évoque deux idées principales : une émotion, « émot- » ; et une image, « icône ».

En effet, le mot « icône » évoque une représentation. On a pris bien soin de mettre un accent circonflexe sur le « o » pour ne pas avoir l’air d’emprunter le mot à l’anglais. Mais même si les anglicismes font peur, on sait bien que c’est à l’icône informatique, ce petit signe qui apparaît sur un écran d’ordinateur, qu’il faut rattacher ce mot.

L’émoticône est bien différente : il ne s’agit pas d’un bouton qui actionne une fonction lorsqu’on clique dessus, mais d’un signe qu’on va lire. Il indique une réaction émotive, comme son nom l’indique. Cela correspond à un genre de ponctuation. Non pas de celle qui rythme la phrase, lui donne son allure et ses pauses, mais une ponctuation expressive, qui permet de multiplier les émois.

L’émoticône peut servir par exemple de réponse. On peut écrire uniquement une émoticône pour montrer un enthousiasme, une perplexité, un refus, une colère. « Est-ce que tu veux dîner avec moi ce soir ? » Et on envoie un visage avec un sourire et un clin d’œil. On peut aller beaucoup plus loin qu’un simple point d’exclamation, ou que le sourire exprimé par le smiley anglais : un cœur brisé ou un feu vert en disent plus qu’un long discours. Et les invitations sont très compréhensibles : un café fumant, un ballon de rugby, une guitare… On est entre le mot et l’image.

Dis-moi dix mots - Émoticône, par Réseau Canopé - 2016

 

FAVORI, ITE

Script

Il y a plusieurs façons d’organiser son bureau sur un écran d’ordinateur, et plusieurs façons de nommer les sources d’information qu’on veut retrouver facilement. On parle de signets, de marque-pages, et souvent de favori. Tout dépend de ses habitudes et des outils informatiques qu’on utilise, puisque ces désignations sont également proposées par des navigateurs différents. En tout cas, on voit qu’on peut avoir recours à une image qui évoque l’univers du livre (signet ou marque-page) ou bien une autre qui s’exprime de manière plus affective, le favori.

Ce mot existe en français depuis longtemps, avec d’autres emplois. Il exprime une préférence. Il est moins utilisé que « préféré » dont il a à peu près le même sens littéral. On dira « c’est le film que je préfère » plus volontiers que « c’est mon film favori ».

Mais ce mot a des usages particuliers. Par exemple, dans les courses de chevaux : le favori est celui qu’on donne gagnant. Cela compte quand on parie sur le résultat d’une course !

Mais l’usage du mot a glissé vers le terrain politique. Avant une élection, on parle évidemment du favori. Et quand le résultat semble évident, on parle de « grand favori ». Le mot peut se mettre au féminin s’il s’agit d’une femme.

Mais la forme « favorite » renvoie aussi à une signification particulière. Un roi peut avoir sa favorite. Non pas la reine, mais une autre, à qui il donne ses faveurs – les deux mots « faveur », « favorite » sont de la même famille –, avec qui il a un lien moins officiel qu’avec la reine, et qui peut changer selon son caprice.

Dis-moi dix mots - Favori, par Réseau Canopé - 2016

 

FURETEUR, EUSE

Script

Parle-t-on souvent de son fureteur quand on cherche un site sur la Toile ? Tout dépend où on se trouve… car ce mot est plutôt employé au Québec, une terre incroyablement fertile où de nouveaux mots français, et de nouveaux sens pour ces mots, poussent tous les jours.

Le fureteur est donc l’équivalent de ce qu’on appelle plus couramment un navigateur, et parfois un explorateur, un arpenteur, ou même un fouineur. Les mots sont nombreux, mais dans ces quelques exemples, on voit bien que les images qu’ils évoquent sont parentes : on cherche en bougeant.

C’est bien l’image du fureteur, ou même l’image du fouineur, deux mots construits à partir de deux animaux dont les réputations sont assez contradictoires, le furet et la fouine. Le furet est ce petit mammifère qui jadis aidait les chasseurs à trouver les lapins. Il mettait ses talents de dénicheur au service de l’homme et faisait sortir le gibier de son terrier. Belle comparaison pour évoquer la situation de celui qui est derrière son écran et qui vient chercher de l’information. Il lui faut un instrument fidèle qui saura la débusquer dans le fouillis de la Toile : non pas vraiment un furet, mais un fureteur !

Mais attention, le verbe « fureter » qui est de la même famille, n’est pas toujours très positif : il fait penser à une curiosité voisine de l’indiscrétion : on regarde à droite, à gauche, on ouvre un tiroir, on fouille dans un sac… En un mot, on met son nez partout, un peu comme le furet. Et l’on se souvient que ce mot, furet, est lié au latin fur, qui signifie « voleur », et aussi à l’adjectif « furtif » qui signifie « sans se faire voir », littéralement, comme un voleur, le fureteur a quelque chose d’un peu ambigu. Il ressemble un peu au fouineur, justement. Mais heureusement, le jargon des ordinateurs n’a retenu que l’aspect le plus positif du fureteur, qui reste un outil dévoué.

Dis-moi dix mots - Fureteur, par Réseau Canopé - 2016

 

HÉBERGER

Script

La révolution informatique a modifié beaucoup de nos comportements ! A-t-elle fait naître beaucoup de mots nouveaux dans notre vocabulaire ? Pas tant que ça : les techniques nouvelles ont souvent réutilisé des mots existants avec des significations inédites. Et cela se comprend : pour nous orienter dans le monde virtuel, il faut des comparaisons. On donne des formes familières à cette virtualité sans corps. On imagine des espaces, on les aménage.

Ainsi un ensemble d’informations peuvent être reliées, accessibles par la même adresse : on parlera d’un site, c’est-à-dire, mot à mot, d’un lieu. Et pour qu’on puisse y avoir accès, doit prendre sa place dans un serveur qui l’héberge. Ce serveur est donc un dispositif informatique qui offre des services, comme son nom l’indique. Et, notamment, il permet l’hébergement. Il est donc constamment disponible, il s’adapte aux évolutions techniques, il stocke les données informatiques et il héberge le site qu’il accueille, qu’il héberge, puisque c’est le mot qu’on emploie. Ce service est-il gratuit ? Pas toujours ! Et on voit là que la notion d’hébergement informatique s’écarte du sens de départ de ce mot.

Héberger est un verbe ancien, encore tout à fait en usage, qui indique qu’on loge quelqu’un chez soi, en général gratuitement et pour assez peu de temps. Et le mot porte bien cette idée d’un dépannage, d’un service rendu. Mais le nom « hébergement » s’éloigne de cette signification. On dira par exemple qu’une station de sports d’hiver a une grande capacité d’hébergement : des centaines de chambres d’hôtels pour les touristes. Mais elles sont à louer ! Et avec l’auberge, nous avons aussi un mot qui appartient à cette même famille. Jadis, elle proposait un gîte au voyageur. Aujourd’hui, le mot désigne plus un petit restaurant tenu par un aubergiste. Un terme qui n’est pas passé dans la langue informatique car on parle hébergeur informatique mais pas d’aubergiste !

Dis-moi dix mots - Héberger, par Réseau Canopé - 2016

 

NOMADE

Script

Nomade, un mot à la mode par excellence : festival nomade, arts nomades… On l’entend un peu partout et il évoque tout à la fois la légèreté, la tolérance, l’ouverture d’esprit.

Mais il est un autre secteur où le mot est très présent, c’est celui des technologies nouvelles. L’informatique nomade n’en finit pas de se développer : les connexions étant chaque jour plus plus faciles, on peut avoir accès à ses données un petit peu partout – pour peu qu’on soit bien équipé. Tous ceux qu’on connaît sont à portée de voix ou d’écriture ; toutes les informations sont disponibles et partageables.

Ce nomadisme change ainsi l’idée qu’on se fait de son lieu de travail, et même de son lieu de résidence. Si un matériel permet qu’on se mette en relation avec tous les documents dont on a besoin, cela signifie qu’on est partout chez soi. C’est le nomadisme. Et cette mobilité a une image très positive et séduisante : on voyage léger, on est disponible à tout moment. On peut bâtir sa maison en un clin d’œil.

Alors soyons honnêtes : il ne s’agit pas d’un endroit où l’on peut réellement habiter, manger et dormir, mais d’un lieu d’où l’on peut communiquer !

Et cette liberté vagabonde justifie le terme « nomade ». Un mot ancien, qui d’abord désignait des pasteurs itinérants, des bergers qui allaient avec leurs troupeaux, de pâture en pâture, là où l’herbe était la plus verte. Mais le sens a évolué, pour renvoyer de manière générale à un groupe qui n’a pas d’habitation fixe, qui n’est pas, comme on dit, sédentaire. Comme ceux qu’on appelle encore parfois « les gens du voyage » : une expression qui, comme nomade, est plutôt positive.

Dis-moi dix mots - Nomade, par Réseau Canopé - 2016

 

NUAGE

Script

Informatique en nuage, infonuagique, nuagique… Les mots compliqués sont nombreux pour désigner en français ce mode d’accès à des ressources informatiques partagées. Il s'agit donc d'une délocalisation de l'infrastructure informatique. Et on parle très communément de « nuage » : un mot qui ne pose de problème à personne. Même si l’idée est apparue d’abord en anglais, l’image prime sur le mot. Et on a pu traduire de façon assez naturelle « cloud » par « nuage  pour désigner cette gigantesque mémoire informatique qu’on peut retrouver n’importe où.

Une belle représentation d’ailleurs : un nuage brille pour tout le monde, presque comme le soleil et évoque bien ce qui flotte au-dessus de nos têtes. Comme le ciel direz-vous ? Oui mais le ciel, c’est si vaste : il n’a ni début ni fin. Alors on pense davantage à un cumulus pour ce nuage, qui est repérable sur un fond de ciel bleu, qu’à une nappe de stratus qui obscurcit la voûte céleste. D’un point de vue météorologique, on peut craindre qu’il n’amène la pluie mais très souvent, sa représentation naïve en fait un genre de soufflé rêveur, floconneux, débonnaire. Il livre un exemple convaincant de la dématérialisation des données informatiques en même temps qu’il nous associe à sa légèreté heureuse.

Le nuage en effet évoque facilement le bonheur : être sur un petit nuage signifie bien qu’on est dans un état d’insouciance idyllique, au-dessus des difficultés du quotidien. C’est beaucoup mieux qu’être simplement dans les nuages, c’est-à-dire être étourdi, oublier les dures réalités, ce qui s’oppose bien sûr à « avoir les pieds sur terre ».

Dis-moi dix mots - Nuage, par Réseau Canopé - 2016

 

PIRATE

Script

Les pirates ont de beaux jours devant eux ! En tout cas, les domaines où ils s’illustrent ne cessent de s’étendre, au fur et à mesure des avancées de l’informatique. Et dans cette discipline, on entend beaucoup parler d’eux en ce moment. À tel point que le verbe « pirater » s’emploie pour des actions diverses.

Le piratage informatique peut consister à accéder à des données dont l’usage est privé : on casse les codes, on vient à bout des verrous, si on est assez habile pour le faire. Mais on peut également pirater un film, se l’approprier sans payer : le mot en effet s’emploie à propos du téléchargement illégal. Et puis on pirate une adresse électronique quand on en prend le contrôle, qu’on répond à la place de son propriétaire.

Le succès du mot est étonnant. Il y a quelques années, on l’avait déjà utilisé à propos des radios qui émettaient sans autorisation. Et on voit bien qu’il évoque ceux qui défient la loi. Souvent par goût du profit, parfois simplement pour se moquer du pouvoir.

Le mot est étonnant : il s’applique à ceux dont les activités sont clairement répréhensibles, parfois même meurtrières (on peut penser aux pirates de l’air). Et pourtant, il désigne aussi ces malins qui veulent juste prouver qu’ils arrivent à déjouer les protections les plus sophistiquées sans se faire prendre.

Et cette ambiguïté joue aussi pour les pirates de jadis, les écumeurs des mers qui s’emparaient des bateaux : le capitaine à la jambe de bois et à l’anneau dans l’oreille, le marin au turban et au sabre d’abordage… et voilà des pirates plutôt sympathiques, alors que leurs modèles étaient certainement des tueurs sanguinaires.

Dis-moi dix mots - Pirate, par Réseau Canopé - 2016

 

TÉLÉSNOBER

Script

Tous les progrès techniques importants ont provoqué des changements de mentalité et de comportement : la voiture, le téléphone… Et lorsque les façons de se conduire changent, le savoir-vivre change aussi et doit s’adapter. Une nouvelle politesse fait face à de nouvelles grossièretés ! Avec de nouveaux mots pour critiquer ou se moquer de ces attitudes.

Alors parle-t-on souvent aujourd’hui de ceux qui vous télésnobent ? Pas vraiment parce que le mot en est encore à ces tout débuts. Mais son sens est clair : si quelqu’un vous télésnobe, c’est que, en face de vous, au lieu de vous faire la conversation, d’écouter ce que vous dites, ou même de vous faire un sourire, il garde les yeux rivés à l’écran de son téléphone, en échangeant avec ses amis, en guettant les dernières nouvelles des réseaux sociaux, ou en envoyant des photos narcissiques à ses semblables… Comme on le dit tout aussi familièrement, il ne vous « calcule » pas.

Le mot « télésnober » exprime-t-il tout cela très clairement ? Le préfixe « télé- » n’est pas utilisé dans son premier sens, il n’exprime pas la distance, comme par exemple dans « télétravail » (on travaille loin de son bureau, ou de celui de son chef). Mais attention, il n’abrège pas non plus le mot télévision comme dans « téléfilm », ou « téléachat ». Télé représente simplement le téléphone, même si cet appareil (surtout si on le qualifie d’« intelligent ») sert maintenant à bien d’autres choses qu’à parler à des correspondants lointains.

Donc il s’agit donc de snober votre interlocuteur en lui montrant que vous vous intéressez davantage à d’autres qu’à lui. On l’ignore, on le dédaigne. Depuis les années 1920, c’est bien le sens de ce verbe, snober, qui est apparu bien après l’adjectif « snob ».

Dis-moi dix mots - Télésnober, par Réseau Canopé - 2016

 

Découvrez les chroniques vidéos d'Yvan Amar sur les dix mots !
Brochure 500x330px
Brochure 500x330px, © MCC / conception graphique : Emilie Vitali & Laura Knoops

Brochure pédagogique

Proposé par Dis-moi dix mots le 10/10/2016

La brochure pédagogique éditée par le Réseau Canopé offre la possiblité pour le second degré d'approfondir la connaissance des dix mots à l'aide d'exercices et de jeux.

Vous pouvez télécharger ici les corrigés.

 

Dis-moi dix mots 2016-2017 - brochure pédagogique, par Dis-moi dix mots

 

 

Brochure pédagogique
Affiche exposition 500x330px
Affiche exposition 500x330px, © MCC / conception graphique : Emilie Vitali & Laura Knoops

Exposition des dix mots

Proposé par Dis-moi dix mots le 05/10/2016

L'exposition, constituée d'une collection d'affiches autour des dix mots, permet d'animer un lieu en donnant un équivalent visuel à chaque mot.

 

Exposition Dis-moi dix mots 2016-2017, par Dis-moi dix mots

 

Exposition des dix mots
Livret 500x330px
Livret 500x330px, © MCC / conception graphique : Emilie Vitali & Laura Knoops

Livret 2016-2017

Proposé par Dis-moi dix mots le 05/10/2016

Le livret des dix mots propose des textes inédits d’auteurs francophones accompagnés de citations et de définitions (à destination d’un public adolescent et adulte).

Livret dismoidixmots 2016-2017, par Dis-moi dix mots

 

Livret 2016-2017
Dépliant Dis-moi dix mots 2016-2017
Dépliant Dis-moi dix mots 2016-2017, © MCC / Émilie Vitali & Laura Knoops

Thématique & dix mots 2016-2017

Proposé par Dis-moi dix mots le 26/09/2016

Cette nouvelle édition illustre la manière dont le français s’adapte à des technologies et à des usages numériques en constante évolution, en s’enrichissant de sens nouveaux, sans qu’il soit nécessaire d’emprunter à une autre langue : "Dis-moi dix mots sur la Toile".

La quasi-totalité des mots choisis transposent dans l’univers numérique des réalités ou des pratiques empruntées au monde physique : canular, avatar, nuage, pirate…

Toutefois, dans quelques cas, les mots existants ne suffisent pas à désigner ces usages. La langue française se prêtant à l’invention, des termes nouveaux ont alors été créés comme émoticône pour illustrer sur l’écran nos sentiments ou émotions, ou télésnober pour désigner le fait de regarder son téléphone ou son ordinateur portable quand un interlocuteur s’exprime.

Si l’on ne peut pas tout dire sur la Toile, tout peut se dire en français !

 

Sources : Le Petit Robert 2017, dictionnaire Usito

Avatar

[avataʀ] nom masculin

ÉTYM. 1800 ◊ sanskrit avatâra « descente »

 1.  Dans la religion hindoue, chacune des incarnations du dieu Vishnou.

 2.  FIG. (1822) Métamorphose, transformation. Après de nombreux avatars. « cette Cisalpine s'appellera République italienne, puis, par un nouvel avatar, Royaume d'Italie » (Madelin).

 3.  (1916) Par contresens (généralt au plur.) Mésaventure, malheur. On a eu toutes sortes d'avatars au cours de ce voyage.

 4.  (du sens 1er, par l'anglais) Représentation virtuelle créée par un internaute pour évoluer dans l'univers des jeux en ligne. Choisir un avatar et un pseudonyme.

CITATION « L’homme ressemble très exactement à son avatar dans le jeu : cheveux courts coiffés à la romaine ; muscles étonnants, dont Nano ignorait jusque-là l’existence…» Rom@, Stéphane Audeguy, Gallimard, 2011

 

Canular 

[kanylaʀ] nom masculin

ÉTYM. 1913 ◊ latinisation plaisante de canuler

Famille étymologique ⇨ CANAL.

 1.  Mystification. Monter, faire un canular.

▫ PAR EXTENSION Blague, farce ; fausse nouvelle.

 2.  (recommandation officielle pour remplacer l'anglais hoax) Fausse information propagée par messagerie électronique.

▫ Adj. canularesque, 1895.

CITATION « Le passage de l’an 2000, décrit un peu partout sur la planète comme le "hara-kiri du cybermonde », avait finalement pris les apparences d’un gigantesque canular. L’humain, lui, était tout le contraire.» Innocenti, Eric Descamps, Éditions Atine Nenaud, 2015

 

Émoticône 

[emɔtikon] nom masculin

ÉTYM. 1996 ◊ anglais emoticon (1990), de emoti(on) et icon

■ ANGLIC. Suite de caractères alphanumériques utilisée dans un message électronique pour former un visage stylisé exprimant une émotion, représentant un trait physique, une action, un personnage…

▫ On trouve aussi émoticône, n. f. Recommandation officielle frimousse.

[émoticône, n. f. et émoticone, n. m. ont exactement le même sens – F. de Lagasnerie, 1er avril 2016]

CITATION « Émoticône ! Émoticône ! Est-ce que j'ai une gueule d’émoticône ?»  Telo Nordu, Frédéric Saenen,  Pwincom

 

Favori, ite

[favɔʀi, it] adjectif et nom

ÉTYM. 1535 ; fém. 1564 (favorie 1541) ◊ italien favorito, ita, participe passé de favorire « favoriser » ; cf. moyen français favorir, de faveur

 I.  Adj.

 1.  Qui est l'objet de la prédilection de qqn, qui plaît particulièrement. ➙ préféré. Balzac est son auteur favori. C'est sa lecture favorite, son livre de chevet. « Le vieillard aimait beaucoup le trictrac, jeu favori des gens d'Église » (Balzac).

 2.  Qui est considéré comme le gagnant probable. Ce cheval est parti favori.

 II.  N.

 1.  VIEILLI Personne qui a les faveurs (de qqn). Cet acteur est le favori du public.➙ coquelucheC'est le favori de sa maman. ➙ chouchou, préféré. « Elle était la bête noire des unes et la favorite des autres » (Beauvoir).

 2.  N. m. HIST. Celui qui occupait la première place dans les bonnes grâces d'un roi, d'un grand personnage. ➙ aussi favorite.

 3.  N. m. TURF Le cheval considéré comme devant gagner la course. Il a joué le favori. Les favoris et les outsiders.

 4.  N. m. INFORM. Adresse d'une page, d'un site web choisie par l'internaute et mémorisée par le navigateur, en vue de faciliter l'accès ultérieur à ce site. ➙ marque-page, signet. « il ouvrit un navigateur Internet et déroula la barre des favoris » (F. Thilliez).

 III.  N. m. pl. 

Touffe de poils qu'un homme laisse pousser sur la joue, de chaque côté du visage. Il porte des favoris.

 ➙ 1. patte (de lapin), rouflaquette.

CITATION

« Mme Swann me répondit :

-mais vous devez être plus avancé que moi dans ses

confidences, vous qui êtes le grand favori, le grand

crack, comme disent les Anglais.»

À la recherche du temps perdu, Marcel Proust, 1918

 

Fureteur, euse

[fyʀ(ə)tœʀ, øz] nom et adjectif

ÉTYM. 1514 ◊ de fureter

 1.  VIEUX Celui qui chasse avec un furet.

 2.  (1611) MOD. FIG. Personne qui cherche, fouille partout en quête de découvertes.➙ chercheur, fouilleur.

◆ Adj. (1806) ➙ curieux, fouineur, indiscret. Yeux fureteurs. Regard fureteur.

- N. m. Q/C inform. FURETEUR. Logiciel qui permet la navigation, la recherche et la consultation d’information dans un système hypertextuel, principalement le Web.

navigateur, logiciel de navigation. Fureteur Internet.

CITATION « Le père Pitou approcha son nez fureteur en hochant la tête en signe d'approbation.» Au pied de la pente douce, Roger Lemelin, Éditions de l'Arbre, 1944

 

Héberger 

[ebɛʀʒe] verbe transitif 

ÉTYM. v. 1050 ◊ francique °heribergôn « loger (une armée) » → auberge

Famille étymologique ⇨ HÉRAUT.

 1.  Loger (qqn) chez soi, généralement à titre provisoire. Pouvez-vous nous héberger pour la nuit ? ➙ abriter, recevoir.

▫ Être hébergé pendant une semaine par un ami.

 2.  PAR EXTENSION Accueillir, recevoir sur son sol. Héberger des réfugiés.

 3.  INFORM. Assurer le stockage et la mise en ligne de (un site web, un intranet…).

CITATION  « La Messuguière de nouveau m'héberge, dans le calme de laquelle je cherche à renouer mes pensées.» Journal : 1939-1949, André Gide, 1949

 

Nomade

[nɔmad] adjectif et nom

ÉTYM. 1730 ; n. m. pl. 1540 ◊ latin nomas, adis, mot grec, proprement « pasteur »

 1. GÉOGR. Qui n'a pas d'établissement, d'habitation fixe, en parlant d'un groupe humain qui se déplace. ➙ 2. errant, instable, mobile. Peuple, population, tribu nomade.

◆ ZOOL. Qui change de région avec les saisons. ➙ migrateur.

 2.  PAR EXTENSION Vie nomade, d'une personne en déplacements continuels. ➙ 1. errant, itinérant, vagabond.

 3.  N. Peuple de nomades. Les nomades du désert vivent dans des tentes. Nomades à demi sédentarisés (semi-nomades).

 « Les nomades aux lentes caravanes » (Saint-Exupéry). Nomades qui se déplacent dans des roulottes. ➙ forain.

◆ DR. Tout individu n'ayant aucun domicile* fixe, qui se déplace en France, et n'entre pas dans la catégorie des forains.

 4.  Appareil nomade : objet de taille réduite qui permet la consultation, l'échange d'informations sans être relié à une installation fixe (téléphones, ordinateurs portables, agendas, répertoires électroniques…). L'informatique nomade.

▫ Travailleur nomade, qui utilise ce type de technologie pour travailler en toute circonstance, lors de ses déplacements.

« permettre à l'internaute nomade de rester connecté de chez lui » (Le Monde, 1999).

■ CONTRAIRES : 1. Fixe, sédentaire.

CITATION « Quand donc cesserait cette transhumance de nomade s’enfonçant chaque année plus loin dans une forêt que la cognée reculait sans cesse ?» La Butte-aux-Anges, Bertrand Leblanc, 1982, Coll. Roman québécois

Nuage 

[nɥaʒ] nom masculin

ÉTYM. 1564 ◊ de nue, qu'il a remplacé

 1.  Amas de vapeur d'eau condensée en fines gouttelettes maintenues en suspension dans l'atmosphère. ➙ 1. brouillard,

 nébulosité ; LITTÉR. nue, nuée ; cirrus, cumulus, nimbus, stratus. Nuages en flocons. ➙ mouton. Nuages de pluie, qui portent la pluie. Nuages bas, élevés. Nuages blancs, gris, noirs. Ciel chargé de nuages (➙ nébuleux, nuageux), couvert de petits nuages (➙ moutonné). 

◆ LOC. Être dans les nuagesêtre distrait ; se perdre dans des rêveries confuses (cf. Dans la lune). 

Être sur son petit nuage : être très satisfait et détaché des choses qui vous entourent. ➙ FAM. 2. planer.

▫ PAR MÉTAPH. Nuages noirs à l'horizonmenace, danger.

▫ Ce qui trouble la sérénité. Bonheur sans nuage.

 2.  PAR ANALOGIE Amas vaporeux, ou mouvant. Nuage de fumée, de poussière. Nuage radioactif : concentration accidentelle d'éléments radioactifs dans l'atmosphère. Nuage volcanique: nuage de cendres provenant d'un volcan en éruption.

▫ Nuage de sauterelles. ➙ nuée. 

▫ Nuage de lait : très petite quantité qui prend, avant de se mélanger avec le thé, le café, l'aspect d'un nuage.

 3.  SC. Ce qui forme un amas dense. Nuage électronique (autour du noyau de l'atome). Nuage de points (sur un graphique). Nuage de tags : représentation visuelle de mots clés, la taille des caractères étant proportionnelle à leur fréquence.

 4.  INFORM. Nuage informatique ; informatique en nuagemode de gestion des données d'un client consistant à stocker celles-ci sur des serveurs à distance.

CITATION « Ce nuage épais, opaque, d’une étendue de plusieurs milles, arrivait avec un bruit assourdissant, promenant sur le sol son ombre immense » Cinq semaines en ballon, Jules Verne, 1863

 

Pirate 

[piʀat] nom masculin

ÉTYM. 1213 ◊ latin pirata, grec peiratês, de peira « tentative »

Famille étymologique ⇨ PÉRIL.

1.  ANCIENNEMENT Aventurier qui courait les mers pour piller les navires de commerce.➙ boucanier, corsaire, écumeur, flibustier, forban. « purger les mers des pirates qui les infestaient » (Bossuet). « La tête de mort est l'emblème bien connu des pirates » (Baudelaire).

▫ MOD. Des pirates ont attaqué les boat people.

◆ APPOS. Bateau pirate, ou pirate : navire monté par des pirates. Des bateaux pirates.

 2.  (1969) Pirate de l'air : individu armé qui prend en otage l'équipage et les passagers d'un avion.

 3.  FIG. Individu sans scrupules, qui s'enrichit aux dépens d'autrui, dans la spéculation. ➙ bandit, escroc, filou, voleur.

◆ Pirate informatique, qui pirate les logiciels ou s'introduit dans un système informatique par défi ou pour en tirer profit. ➙ 2. cracker, hacker (ANGLIC.).

 4.  (v. 1966) APPOS. Clandestin, illicite. Radio pirate, qui émet sans autorisation. Les radios pirates. Enregistrement, édition pirate : copie non autorisée.

CITATION « Une trentaine de pirates, dispersés dans les haubans, ne perdaient pas un des mouvements du canot et relevaient certains amers qui devaient leur permettre d’atterrir sans danger. » L'Île mystérieuse, Jules Verne, 1874

 

Télésnober

[telesnɔbe]  verbe

1. Consulter fréquemment son téléphone intelligent en ignorant les personnes physiquement présentes.

Domaines d'utilisation : télécommunication, communication sans fil, téléphonie, psychologie.

CITATION « Élodie se leva brusquement de sa chaise, se dirigea vers Kevin (qui n’avait pas même daigné relever les yeux) et lui arracha des mains son téléphone portable pour le projeter violemment sur le sol : elle ne supportait plus que l’adolescent télésnobât toute la tablée à chaque souper. » Famie j'vou hè, Frédéric Saenen, Éditions du Veston en tweet

Thématique & dix mots 2016-2017
Dépliant Dis-moi dix mots 2016-2017
Dépliant Dis-moi dix mots 2016-2017, © MCC / Émilie Vitali & Laura Knoops

Dépliant 2016-2017

Proposé par Dis-moi dix mots le 26/09/2016

Le dépliant est un outil de communication à destination des partenaires et des publics qui présente les dates clefs et les informations essentielles sur "Dis-moi dix mots", l'opération de sensibilisation à la langue française du ministère de la Culture et de la Communication.

 

 

 

 

 

Ce dépliant synthétise les informations suivantes :

  • Présentation de l'opération, la thématique et les dix nouveaux mots ;
     
  • Outils et ressources disponibles pour créer autour de la langue française ;
     
  • Concours pédagogique des dix mots pour les élèves de l'élémentaire et du secondaire ;
     
  • Semaine de la langue française et de la Francophonie du 18 au 26 mars 2017 ;
     
  • Contacts au niveau national et localement au sein des régions.

 

La nouvelle édition "Dis-moi dix mots sur la Toile" met à l'honneur le numérique. Si le français moderne est parlé et écrit depuis le XVIIe siècle, il est intéressant de voir son adaptation à des contextes technologiques en constante évolution.

Les dix mots choisis ont pour point commun d'être issus du monde virtuel, empruntés au monde physique et de présenter un fort « potentiel poétique » : avatar, canular, favori, fureteur, héberger, nomade, nuage et pirate. À l'exception de deux termes, qui ont été créés plus récemment : émoticône, figure exprimant une émotion et télésnober qui désigne le fait de regarder son écran quand un interlocuteur s'exprime. 
 

Dépliant 2016-2017, par MCC / Émilie Vitali & Laura Knoops

 

Dépliant 2016-2017

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