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Dis-moi dix mots en ethno

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Proposé par Bibliothèque Ma... le 06/06/2017

Bibliothèque Marie Madeleine Lancoux, Musée d'ethnographie (MEG)
0770.jpg, © Photo J. Watts © MEG

La Bibliothèque Marie Madeleine Lancoux du Musée d’ethnographie de Genève s’associe à DisMoiDixMots en créant des parallèles entre les mots de la toile et l’ethnographie.
Chaque mois, l'un des dix mots se retrouve dans un des documents de la bibliothèque et illustre l’ethnographie.

  • Le mot retenu pour le mois de juin est NOMADE

Anne-Marie Frérot dans son ouvrage Imaginaires des Sahariens : habiter le paysage (éditions du CTHS, 2011), aborde la question des peuples nomades du Sahara sous différents angles. Elle explore la façon dont les peuples nomades se sont appropriés le paysage et la géographie et ont créé une conception du monde qui leur est propre et qui fait, parfois, rêver :

« Parallèlement à l’exploration du Sahara, tout un imaginaire occidental - à l’évidence connoté émotionnellement - se dessine. Le désert, peuplé de nomades sauvages, farouches, insoumis, hostiles et néfastes razzieurs, suscite la peur et confronte l’Homme à sa propre mort. »

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre traitant de la symbolique et de la sagesse saharienne.

  • Le mot retenu pour le mois de mai est HEBERGER*

*Recevoir chez soi, nourrir et loger.

L’habitation diffère selon les cultures, de par leurs coutumes et leur environnement. Cependant, les coutumes et traditions nomades fascinent énormément les peuples sédentarisés. Certains s’en inspirent pour leur propre domicile ou pour leur mode de vie.

Christian La Grange nous offre un livre illustré sur ces habitations légères et transportables, inspirées des constructions nomades :

« Christian La Grange vous propose d’adopter un mode de pensée emprunté aux anciens, qui tient compte des ressources locales et du rythme des saisons, grâce auquel tout devient plus apaisant, plus facile à assimiler ou à gérer. Il vous invite aussi à libérer votre imagination et votre créativité afin de réaliser les suggestions proposées dans cet ouvrage pour habiter autrement. Et, de cette façon, à réduire votre empreinte sur la planète.»

Habitat Plume : mobile, léger, écologique de Christian La Grange, paru aux éditions Terre vivante, est disponible à la bibliothèque Marie Madeleine Lancoux, au MEG.

*Personne qui a les faveurs (de quelqu’un).

Nous avons choisi de mettre l’accent sur le « bœuf favori » des populations pastorales d’Afrique orientale.

C’est dans l’article « Robes colorées et cornes déformées : les pasteurs est-africains et leurs bœufs de parade » paru en 1997 dans le vol. 21, n° 2-3 de la revue Anthropologie et sociétés (disponible à la bibliothèque du MEG ou dans l’édition électronique de la revue en ligne) que Robert Hazel fait le point sur la relation que ces hommes entretiennent avec leur bœuf favori.

L’auteur, par son approche comparative, a pour but de nous permettre de saisir « pourquoi les hommes, au premier chef les jeunes hommes, s’identifient à leur bœuf favori.  »

On trouve également dans la Phonotèque du MEG (AIMP) une « danse des hommes avec cornes »  (LP491-1/1-A3 Ressource sonore qui peut être écoutée au Salon de Musique) des Nuba du Soudan et dans la collection d’objets un collier de bétail et une longe des Nuer du Soudan.

* Personne qui cherche, fouille partout en quête de découvertes.

Quel est le lien entre un fureteur et l’ethnologie ?
C’est dans un article traitant de l’empathie pour la profession d’ethnographe que le verbe « fureter » apparaît.
Cet article scientifique signé Laurence Nicolas et portant le titre « L'empathie, aporie ou doute méthodologique ? De l’affection à la méthode » on peut lire à propos des méthodes de recherches ethnologiques :
« Mais la question méthodologique qui finalement taraude le plus l’ethnologue tourne autour de la « meilleure » façon d’aller « FURETER dans le tour d’esprit d’un autre peuple » et cette métaphore traduit en même temps le sentiment coupable de braconnage qui, à certains moments, envahit l’observateur‑chasseur. »

Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez cet article paru en 2008 dans le n° 114 de la revue Journal des anthropologues de l’Association française des anthropologues à la bibliothèque du MEG ou dans l’édition électronique de la revue en ligne https://jda.revues.org/316?lang=fr

  • Le mot retenu pour le mois de février 2017 est TELESNOBER*

*Consulter fréquemment son téléphone intelligent en ignorant les personnes physiquement présentes.

Dans l'ouvrage intitulé Tyrannie technologique : critique de la société, numérique de Cédric Biagini Guillaume Carnino et Celia Izoard, une situation similaire à du « télésnobage » est décrite :
« Allô ?
- Ouais, je suis à la boulangerie.
- Une baguette.
- Non, je parlais à la dame.
- Quoi ?
- A moins le quart, OK. »

  • Le mot retenu pour  le mois de janvier 2017 est CANULAR.

En art, la question de l’authenticité est cruciale. Cependant, la réalité est souvent complexe et on ne peut raisonner simplement en termes de « vrai» ou de « faux ».
Est-ce que le double d’une œuvre faite par l’artiste lui-même est une contrefaçon ? Est-ce qu’une copie d’une toile faite par l’atelier d’un artiste est une falsification ?

Voici ce qu’écrit Pascal Mongne dans l’ouvrage Xihuitl : le bleu éternel : enquête autour d'un crâne (Ed. Images en manoeuvres, 2011) :
« Si les causes de l’apparition du faux peuvent être variées : religieuses, politiques ou nationalistes, scientifiques, canulars, etc., celles-là sont en effet rares et font figure d’exception. »

  • Le mot retenu pour le mois de décembre 2016 est  AVATAR.

En ethnographie et en anthropologie, et plus précisément dans l’Hindouisme, AVATAR a une signification bien précise. Voici la définition exacte qui nous est donnée par le livre de Dharam Sabhash portant le titre L’Hindouisme pour tous (Ed. Le Plein des sens, 2001).
« Les avatars, ou avatara, sont des intermédiaires entre les hommes et les divinités. Ainsi les dieux se manifestent-ils sous des formes qui peuvent être perçues par les êtres les plus simples. »

  • Le mot retenu pour le mois de novembre 2016 est NUAGE.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir le film documentaire de Nadine Assoune, Les bardes de Gengis Khan (Ed. La Huit Distribution, 2005).
Ghan, jeune mongol est initié au chant diphonique. Son père lui apprend, en observant les NUAGES, comment la musique se compose à partir des mélodies de la musique naturelle.

Type :  Lecture
Organisateur :  Acteur culturel
Public :  Tout public

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